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MARAN Hier à Nouzilly
Puis, en 1598, on retrouve à Maran son fils aîné, Antoine, époux de Marie Prudhomme et même fille de Louis Prudhomme et de Marie Lhuillier. Vers cette époque, on retrouve les premières mentions du Lierry comme faisant partie intégrante du fief. Vient ensuite, en 1620, le fils aîné d'Antoine, prénomé Pierre, qui épouse Françoise Olivier, fille de Jean Olivier, seigneur de Leuville, et de Jeanne de Chabannes. Maran passe ensuite à son fils Jean III Dubois, puis à son petit fils Jean IV, pour échoir vers 1670, à Angélique Isidore Dubois, épouse en première noces de Claude Cottereau, seigneur de la bédouère (sur Cerelle). Ce n'est qu'alors, en 1672 que Louis Dubois, frère de Jean III, et seigneur de Givry (vraisemblablement un domaine sis près d'Ambillou) aquiert du seigneur René de Rancher, marquis de la Ferrière, en échange de la maison du Vigneau, la maison seigneuriale de la Foucaudière, grande batisse carrée dotée de tours, dont les ruines sont encore visible aujourd'hui. L'aquisition de Louis Dubois, fait également mention de la Saulterie, de Bourdigal, de Longueville, ect... La Foucaudière va donc prendre, au fils des ans le nom de Maran, bien que n'ayant pas fait parti du fief originel. Le seul site qui ait fait partie de ce dernier et qui en ait gardé le nom jusqu'à aujourd'hui est "la Garenne Maran", qui se trouve entre Panchien et l'étang de Baudry. En 1719, Panchien sera aussi rattaché à Maran, après sa vente par la veuve du seigneur Louis Butin. En 1725, Maran retourne à Louis Thomas Dubois, neveu de Jean III et fils de Louis, marquis de Leuville et de Givry, seigneur de la Mauvisière et de la Roche Boudeille. De son  second mariage avec Marie Voysin, il a une fille unique, Antoinette Madeleine, qui épouse, le 8 mars 1745, Charles Léonard de Baylens, marquis de Poyanne, qui devient donc seigneur de Maran en 1756. De cette union nait une fille, Henriette Rosalie, qui épouse le 17 février 1767, Maximilien Alexis de Bétune, duc de Sully, descendant du célèbre ministre d'Henri IV. Il est alors seigneur de Neuvy le Roi, du , de Fontaine Rouziers, Beaugrenier, la Tomaisière, la Bécassière, la Mauvissière, la Roche bourdeille, Verneuil, Moulinet, Maran et le Coudray. Leur fille unique, Maximilinenne Augustine Henriette, hérite de l'ensemble. C'est une dynamique, que l'on retrouve à l'assemblée électorale de la noblesse de Touraine en 1789. Mais elle n'aura d'enfant ni de sont premier mariage avec Armand Louis François, comte de Bétune Charost, ni, après que celui-ci fût décédé, avec son second mari, Eugène Alexandre, marquis de Montmorency-Laval. N'ayant pas d'héritier réservataire, c'est donc en toute logique à ce dernier qu'elle lègue l'ensemble de ses "terres de Neuvy le Roi" (ce terme incluant le fief de Maran). Maximilienne étant décédé le 1er janvier 1833, le marquis de Montmorency revent alors l'ensemble au lieutenant-général comte Honoré Charles Reille, qui avait déjà racheté Baudry en 1828 à son beau-frère François Victor Masséna, fils du Maréchal d'Empire. Portant sur 506 Ha 92a et 31ca, la vente fut effectuée pour 276 000F (Un franc 1830 vaut environ 2,20 € 2006) de prix principal et 35 000F de soulte.
Soulte est un terme juridique utilisé dans le cadre d'un contrat d'échange ou de partage.

    Dans un contrat d’échange ou dans un partage, il peut en effet être nécessaire à l'un des contractants de verser une somme d’argent permettant de compenser l'excédent de valeur du ou des biens qu'il reçoit à l'occasion d'un échange ou du partage d'une indivision.
        Le transfert de gestion d'un bien du domaine public (passage d'un bien du domaine public d'une administration à une autre) est normalement effectué à titre gratuit. Néanmoins, certains cas (en particulier celui où une collectivité territoriale cède une partie de son domaine public à une autre) imposent le versement d'une somme, appelée soulte.

    Par extension le terme soulte peut s'appliquer pour définir le montant d'une compensation versée par une partie à une autre partie qui prend en charge ses droits et devoirs financiers.
        Ainsi une entreprise qui inscrit ses salariés au régime général des retraites après que ceux-ci ont bénéficié d'un régime spécifique à l'entreprise verse une soulte pour compenser la charge à venir (pensions à verser) et les produits transmis (cotisations versées à l'avenir pour les salariés). Les exemples importants les plus récents concernent EDF ou La Poste.

Outre la Foucaudière, elle incluait les fermes de Panchien, les Haies et le Tuffeau, la Mancellerie, la Maugussière, la Bourasserie, l'Etre des Burées, ainsi que 196Ha de bois (dont ceux du Lierry). Maran restera rattaché au domaine de Baudry jusqu'en 1975 date s
du décès de Karl Reille, arrière petit-fils du Maréchal, dont la succession fit l'objet d'un partage entre ses six enfants. Encore aujourd'hui les terres de Panchien et des Haies restent rattachées à celles de Baudry, la Foucaudière ayant été aquise par les propriétaire de la Harlandière.

 

Antoine Reille